18 avril 2014

Gabriel Garcia Marquez

Le colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982, nous a quitté hier, jeudi 17 avril 2014. Journaliste, romancier, nouvelliste, depuis sa première nouvelle écrite en 1947, ce magicien des mots qu'est Gabriel Garcia Marquez s'est attaché a donner une dimension humaine à ses personnages.

gabriel garcia marquez

De Gabriel Garcia Marquez, vous trouverez les ouvrages suivants à la bibliothèque :

     

- Cent ans de solitude : Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie : la fondation , par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde ; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie ; la décadence ; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure est, à sa façon, un Don Quichotte sud-américain : même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots. Cents ans de solitude, compte parmi les chefs-d'œuvre de la littérature mondiale du XXe siècle.

- Chronique d'une mort annoncée : Ce jeune homme qui rentre à l'issue d'une nuit blanche passée avec les derniers fêtards d'un mariage ignore, en regagnant sa demeure, que le destin l'attend et qu'il mourra poignardé. Pourtant tout le monde le sait et Santiago Nasar, livré à ses bourreaux avec l'assentiment collectif, sera la victime de ce crime d'honneur. Car la mariée n'était plus vierge. Honteusement répudiée, et sommée par ses frères de nommer le coupable, elle a désigné Santiago Nasar.

- De l'amour et autres démons : Sierva Maria de Todos los Angeles, fille unique du marquis de Casadluero, avait douze ans quand elle fut mordue par ce chien couleur de cendre portant une lune blanche au front. Enfermée au couvent pour faire exorciser cette rage qu'elle n'a pas, prise entre les démons de l'Inquisition et cette passion toute neuve pour son exorciste, Don Cayetano Delaura, l'amante-enfant vivra un amour qui l'entraînera jusqu'à la destruction.                                                                                                                                                                                                                                De l'amour et autres démons est, une fois encore, une pierre majeure dans la construction de l'univers fantastique et rebelle du grand écrivain colombien, qui renouvelle le miracle d'un art capable d'envahir les coeurs et les regards, perpétuant le mythe fondateur de la passion fatale. La perfection de l'écriture et la maîtrise narrative de Gabriel Garcia Marquez sont les forces souterraines qui donnent à ce roman une magnificence tragique et l'envoûtante beauté du chef d'oeuvre.

- Le général dans son labyrinthe : Le 8 mai 1830, Simon Bolivar, escorté de sa suite, après avoir définitivement renoncé au pouvoir, quitte Bogota. Le général ignore qu'il entreprend son dernier voyage. C'est à cet instant capital que Gabriel Garcia Marquez se saisit du personnage pour en faire son héros : "Que se passe-t-il ? Suis-je donc si malade que l'on me parle de testament et de confession ? Comment sortir de ce labyrinthe ?"                      Entre fiction et histoire, passant comme un magicien de la chanson de geste à la chronique ordinaire de la condition humaine, le romancier façonne les ruines d'un formidable rêve, que Bolivar contemple au fur et à mesure qu'il descend le grand fleuve Magdalena...

- Journal d'un enlèvement : Maruja Pachon fut enlevée en septembre 1990, en même temps que huit autres personnalités, par le bras armé du cartel de Medellin. A partir de témoignages de ceux qui furent directement ou indirectement mêlés à cette atroce aventure dans laquelle périrent deux otages, Gabriel Garcia Marquez nous entraîne dans un thriller qui a pour cadre la guerre totale déclarée par les narco-trafiquants colombiens à un gouvernement qui avait décidé de les anéantir. Autour de Maruja et de son mari Alberto, gravitent les protagonistes d'une réalité qui dépasse souvent la fiction : les otages et leurs familles, le Président et ses conseillers, confrontés à la folie meurtrière d'un Pablo Escobar omniprésent dans ce drame qui commence comme un fait divers et se déroule comme un grand roman jusqu'à la reddition du plus puissant parrain des temps modernes.

- La mala hora : Dans un village pacifié de la côte colombienne, un maire, en fait lieutenant de l'armée victorieuse, règne en maître et découvre le filon du profit. Mais, dans la nuit d'un automne désastreux et sous la pluie inconsolable, la rumeur publique allume dix-sept jours durant les feux de la discorde. Chacun est percé à jour ou cloué au pilori. Les uns mourront, les autres devront fuir. Aux portes du bourg, à nouveau, retentissent, sous le bol des butors, les hurlements de la guerre civile. Mais ce constat désabusé s'opère en un style baroque et truculent qui fait tomber tous les masques : de l'hypocrisie, du pouvoir, du lucre. Une fois de plus, Gabriel Garcia Marquez, le magicien du verbe, sait tout à la fois dire la vérité des choses et méditer sur la profonde, l'humaine solitude.

 

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